PERIODES - le 3 avril 2010 - 16h - Hyères les Palmiers Jardin du Parck Hôtel
Par artmacadam,
samedi 27 mars 2010 à 17:00
La compagnie / la compania

La présence dansée questionne le lieu et la rencontre, Le parfum des fleurs éveille les sens, Artmacadam, sur l'essence de sa danse, propose "Périodes" pièce chorégraphique de l'improvisation à l'éclosion de l'écriture chorégraphique.
Périodes, pièce chorégraphique pour six danseurs et un musicien, est née d’une recherche d’écriture commune entre la Compagnie Artmacadam, danse contemporaine et Philippe Festou, compositeur et musicien à partir d’une œuvre picturale de Jacques Guyomar, architecte, plasticien.
La pièce se déroule en deux temps, deux manières particulières d’habiter un lieu, de poser un regard poétique sur l’architecture, l’histoire et la vie quotidienne du lieu. Un temps de présences dansées informelles en interaction avec les publics rencontrés, dans divers endroits de la ville. Puis un temps de rencontre plus formelle, plus concentrée autour d’une composition écrite. Ces deux actes convoquent différemment l’imaginaire, la sensibilité des spectateurs et transforment l’espace en un espace dynamique d’échanges. Ils suscitent une relation différente au public au lieu identifié, libre à chacun de devenir complice ou simple témoin des rencontres proposées..
Sensibles, les lignes, droites diagonales, courbes … les pierres, lisses, rudes, humides, chaudes, froides polies…, couloirs, salles, cellules, passages secrets, … ouvertures, fenêtres, portes, ponts, cours,… …confronter le corps avec l’architecture particulière des lieux. La danse s’empare du lieu, de ses volumes, ses matières, ses frontières, sa lumière pour faire émerger l’infiniment grand et l’infiniment petit et toutes les nuances qui constituent l’espace entre. Elle prend en compte l’implantation de la ville et de son territoire avec un point de vue sur la mer, d’où arrive l’étrange et d’où part la grande conquête.
Périodes interroge l’humain dans sa relation à l’espace, de l’infini au fini point. Les mouvements spontanés parfois reconnaissables parce que nourris du quotidien et les déplacements de chaque danseur sont rythmés par une partition écrite, déterminant alors des contraintes précises d’espaces et de durées. Figuration et abstraction cohabitent au travers du mouvement dansé, tissant progressivement dans l’espace une toile vivante autour du point zéro, cet ultime union du silence et de la parole dont parle Wassily Kandinsky. De ce point, forme initiale, les corps prennent parole, s’animent pour donner naissance aux formes.
Le travail du musicien est lié à sa propre perception du lieu et de la lecture des mouvements. Ces lignes rassurantes qui se construisent et se déconstruisent de façon régulière sont mises en rapport avec une pulsation dont l’oreille peut discerner des décalages imperceptibles. Cette pulsation lancinante semblable à la régularité et à l’humanisme de la ligne est remplie d’accidents dont les sonorités brutes renvoient directement à ces gestes, ces expressions naturelles de la vie quotidienne. La linéarité de cette pulsation dont l’origine est électroacoustique et les parties instrumentales jouées en direct créent le lien avec la respiration chorégraphique dans un aller retour entre la construction de la ligne et le chaos.
«Il vaut mieux ne pas jouer le rôle du temps, il travaille mieux que nous.» Vassily Kandinsky
__Composition chorégraphique : Hélène Charles Composition musicale : Philippe Festou Les danseurs chorégraphes du collectif Artmacadam : Hélène Charles, Marielle Guillaume, Laura Petrosino, Kinga Samborska, Forence Morel, Wilfrid Jaubert, __

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