Rêves* de Georgette Piéton (*3)
Par artmacadam,
mercredi 1 avril 2009 à 13:00
La compagnie / la compania
17 Avril 2009 à 20h30 Théâtre Guillaume Apollinaire
Venir c'est soutenir la diversité artistique
dans un paysage culturel qui s'uniformise qui se ikéatise qui se lisse

Triptyque, dirigé par Hélène CHARLES et Wilfrid JAUBERT, qui met en jeu un solo, un quatuor et un tutti. Chacun des volets à travers une écriture chorégraphique composée et improvisée, pose la question de l’identité. Après un parcours commun depuis la création de la compagnie, il s’agit là pour chacun de proposer sa propre danse et de réfléchir au dialogue qui a nourri cette rencontre. Il en va là de la personnalité de chacun, de la condition de la femme et de l’homme et de sa possibilité d’enfanter séparément et ensemble d’un acte artistique.
Lui travaille autour de la conception d’un solo, convoque son autre, celui qui double le choix, à chaque naissance de mouvements. C'est un voyage, une introspection de sa danse. Un trajet entre sa vie et la vie « intra-peau ». Il traverse les états, se souvient, se projette entre intérieur et extérieur. Il chemine, sur des rails mouvants, d’un côté à l'autre. Chacun d'eux est viscéralement lié aux sons, aux mots, aux voix entendus perçus. Comme cet enfant qui traverse tous les Etat Unis en train, entre père et mère. Il est nu devant l'immensité du paysage, il est nu devant les autres,... d’autres seront dénudés à la descente des wagons, d’autres encore improviseront la vie après l’ignominie. il pose là ce solo construit en laissant l’improvisation le guider pour revendiquer le différent.
Il fait partie d'une société, d'un groupe, d'une famille, d'une équipe, d'un collectif, des quadragénaires, d'un couple, des hommes…façades où il laisse couler l'eau
Là, il est seul… il fait des choix, dévoile une identité à un instant donné… Il convoque la multitude des uns qui construit le soi… la multitude des autres pour reconnaître un moi. Ce solo arrive comme un défi au moment où son aire de danse souffle sur trois petits points suspendus. (Double V)
Elle multiplie sa présence ; Quatre femmes vident leur sac, interrogent leur quotidien et révèlent leurs univers particuliers, leurs coups durs, coups de cœur, coup de gueule … Une intimité partagée à une table, seul témoin d'une rencontre troublante de quatre corps, où le rêve, la réalité, le passé, présent, futur, masculin et féminin se confondent… Mlle Mimi, Suzanne, Mlle Carmen, Maria, Judith, Georges, Denise, la Mère et puis la Fille. Elles sont autant de personnages de roman et de vie qui animeront les corps de ces femmes comme les fantômes d'un singulier pluriel… Mais quelle est la place de l'homme dans tout cela. (La table) Cette création a fait l’objet également d’une création musicale.
Ensemble elles et lui poseront, dans un troisième volet, un regard sur la construction d’une identité avec à droite les hommes, à gauche les femmes, au milieu Rien, mais ou sont passés les animaux ? Ils chercheront le chemin d’une résolution possible à l’individualisme partagé… (L’homme du 31). Ce troisième volet est actuellement en cours de création au CNCDC Châteauvallon.

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